2021 09 30 - La 1ère STMG1 rencontre Olivia Elkaïm

 -  Journal des Insolences d'Ernest  - 

 

Rencontre avec Olivia Elkaïm : les secrets d’une auteure reconnue

 

Florilège composé d’après les articles écrits par les élèves de 1ère STMG1

 

 

            Dans l’amphithéâtre du lycée Renan, où quatre classes de 1ère sont rassemblées pour participer à la rencontre avec la romancière Olivia Elkaïm, on peut ressentir une grande impatience chez les lycéens à l’idée de rencontrer l’autrice du livre “Je suis Jeanne Hébuterne”. Il est 15h01 au moment où Olivia Elkaïm apparaît sur l’écran du projecteur, depuis son salon.

            Après des instants de salutations, les questions commencent à s’enchaîner, un lycéen demande : “Comment vous est venue l’idée d’écrire sur Jeanne Hébuterne ?” Elle répond que c’est à cause de sa propre relation amoureuse tragique, à laquelle son amant a mis un terme par une carte postale de rupture représentant une peinture de Modigliani. Intriguée par cette peinture, elle a voulu en savoir plus et a fait des recherches sur Jeanne Hébuterne, à laquelle elle s’est identifiée. Comme quoi, écrire peut empêcher de finir comme les personnages !

            Elle ajoute, “ce n’est pas moi qui ai trouvé Jeanne Hébuterne, mais c’est elle qui m’a trouvée”. Et elle se confie sur la façon dont elle perçoit ses personnages sans jamais les juger. L’échange, d’abord timide, devient ensuite très convivial. Olivia Elkaïm livre beaucoup de ses secrets : “Ce qui est très drôle et hallucinant, c’est qu’un jour, lors d’un mariage, je courais avec mon petit garçon et je suis tombée brutalement à quelques mètres de l’endroit où Jeanne Hébuterne s’est suicidée”.

            Mais alors, est-ce que tout ce qui est écrit sur la vie de Jeanne dans ce livre est vrai ? Non, Olivia Elkaïm explique qu’elle a inventé beaucoup de choses car les sources historiques sont peu nombreuses. Et que pense-t-elle de Modigliani ? Son avis n’a surpris personne : elle voit en lui un pervers narcissique.

            Elle évoque aussi son métier de journaliste spécialiste de bioéthique au magazine “La Vie”, activité qui lui permet d’avoir un revenu stable, contrairement à l’écriture.

            A la question de savoir comment elle est devenue écrivain, elle répond que ce fut un long chemin, qu’à sept ou huit ans elle savait qu’elle allait écrire et recopiait le manuel d’histoire grecque, échappant ainsi à une enfance parfois difficile à cause d’une mère envahissante. L’écriture selon elle s’apprend à travers la lecture, et il n’y a pas de secret : le travail est la clef. A la fin la romancière demande : “Est-ce que parmi vous certains veulent devenir écrivains ?” Une lycéenne prend la parole pour évoquer les nouvelles qu’elle écrit, et qui finissent mal.

            La rencontre se termine sur cette invitation à lire et à écrire, à entendre les voix des personnages du passé.